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Le craquement articulaire

Le craquement articulaire, nocif pour la santé : info ou intox ? D'après "Le site de l'ostéopathie" - Auteurs : Caroline Wigt et Véronique Garin, Ostéopathes DO - Article paru dans Ostéo, la revue des ostéopathes n°85 – Janvier 2010

INTRODUCTION
Pour l'opinion publique, se faire craquer une articulation à répétition est néfaste : apparition précoce d'arthrose, aspect traumatisant sur les structures articulaires... Mais est-ce vraiment le cas ? Comment réagir face à un patient qui se fait sans cesse craquer le dos pour atténuer ses douleurs ?
Notre étude porte sur le craquement articulaire, qu'il soit entrainé par une manipulation vertébrale ou provoqué par le sujet lui-même.
Notre hypothèse est que le bruit articulaire modifie la micro mobilité de l'articulation (au moins de façon transitoire), et explique la sensation de bien être ressentie par le patient une fois le "crack" obtenu. Nous cherchons à montrer les répercutions du craquement articulaire sur la mobilité vertébrale. Nous voulons également savoir, si ces répercutions sont identiques lorsque le craquement est volontaire (provoqué par le patient) ou provoqué par l'ostéopathe.

LE CRAQUEMENT ARTICULAIRE
Il existe différents bruits articulaires ; seul le bruit articulaire provoqué volontairement par le sujet ou par l'ostéopathe retiendra notre attention dans cette étude.
Plusieurs hypothèses sur l'origine du craquement articulaire ont été émises, mais la plus répandue et, par conséquent, la plus défendue dans le monde scientifique est la théorie de la cavitation. La cavitation est « la formation, au sein d'un liquide, de cavités remplies de vapeur, lorsque la pression devient inférieure à celle de la vapeur. » [Dictionnaire Hachette Encyclopédique Illustré, 1995, Hachette livre]. Mécaniquement, on peut définir la cavitation par la rupture du milieu continu sous l'effet de contraintes excessives ; contraintes à partir desquelles la cohésion du liquide ne peut plus être assurée. Ce phénomène de cavitation se manifeste par l'apparition de poches d'air et de bulles [10].
En enregistrant le signal correspondant au phénomène de cavitation sur un mécanogramme, Meal et Scott [9] (1986) ont observé les mêmes caractéristiques morphologiques lors de manipulations des métacarpo-phalangiennes ou de segments rachidiens. Malgré les différences anatomiques, le son produit est similaire. Les conclusions des études menées sur la cavitation au niveau des articulations de la main peuvent donc être appliquées au niveau des articulations rachidiennes.
Les phases du craquement typique sont [11] :
Le bruit obtenu lors du phénomène de cavitation s'associe donc à une libération d'énergie et à un gain de mobilité temporaire. Le changement dans le volume articulaire associé au bruit de craquement autorise une plus grande étendue de mouvement. Le gaz au sein de l'articulation après cavitation peut facilement être comprimé ou expansé ; le ligament capsulaire est alors soumis aux seules limites de son intégrité anatomique. Si on observe la courbe de déplacement des surfaces articulaires, on s'aperçoit que le comportement de l'articulation se modifie lors de la survenue de la sonorité articulaire [11, 14] (voir annexes 1 et 2).
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La reproframmation posturale globale

« Mettre le muscle dans notre camp, traiter les causes et non plus des symptômes » sont les clefs de la méthode Poyet que je pratique depuis plusieurs années, et sont les mots clefs de l’enseignement en posturologie.
« Logiques et directement applicables, les techniques thérapeutiques bénéficient d’une psychologie positive de la part du patient. Elles sont non invasives, compréhensive et, de plus non couteuses. »

Une méthode de diagnostic différente de l’ostéopathie fluidique, mais qui a les mêmes buts, donc complémentaire.

« Apprendre à analyser le système tonique postural, à retrouver le ou les différents capteurs déréglés, savoir les corriger et reprogrammer l’ensemble. »
Les principaux capteurs périphériques sont : le pied, l’œil, les dents et la peau.
Voilà un programme qui je l’espère ajoutera une flèche à mon arc !
Mon souci étant de faire au mieux dans mon rapport au soin que je vous propose.

En savoir plus sur la posturologie:
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La malocclusion : scoliose du crâne?

la malocclusionL’ostéopathie dans sa démarche intellectuelle, vise à restaurer la mobilité de l’articulation en particulier, et du corps en général. La modification des axes de mobilités d’une articulation, va par sa relation de causalité, modifier l’équilibre du corps tout entier, et par là même la circulation des liquides, perturbant ainsi l’équilibre homéostasique de l’individu. ( la règle de l’artère est reine). La malocclusion de par son importance au niveau de l’équilibre, et la gestion en temps réel de la posture, ne peut être une affaire qui se règle uniquement sur le fauteuil d’un dentiste. Ses incidences se retrouvent souvent au niveau du crâne avec des asymétries et au niveau d’une attitude scoliotique de la colonne vertébrale.
On peut dissocier 3 grandes familles de désordre occlusal:
1- La traumatologie et la pathologie
2- La génétique

la malocclusion

1a - La traumatologie, les accidents, l’orthodontie et les extractions dentaires

Dans les années 50 arrive des USA une nouvelle manière d’appréhender l’arc dentaire dans sa version aphysiologique: l’ ORTHODONTIE
Petite merveille d’orthèse dentaire qui a promis tout et n’importe quoi à tous et n’importe qui. Aujourd’hui au moment du bilan, on rencontre fréquemment chez les sujets traités en orthodontie, d’énormes maux de têtes pouvant aller jusqu’au syndrome de SADDAM, avec cervicalgies et raideurs des épaules ainsi que de grosse difficultés à la concentration chez les plus jeunes, surtout pendant le traitement.

1b - La pathologie

la malocclusionEntendons par pathologie, tous événements extérieurs susceptibles de modifier de manière temporaire ou durable l’état de confort et de non douleur physiologique. En ce sens les extractions dentaires soumettent la mandibule ainsi que le maxillaire supérieur à des contraintes de cisaillements redoutables pour l’articulation temporo-mandibulaire. L’orthodontie n’est pas en reste avec la pause douloureuse et contraignante de bagues qui ne sont pas toujours inévitables .
Le bruxisme qui est considéré comme l’action de serrer les dents très fort et longtemps, conjugué à certains mouvements latéraux de cisaillements sans que le sujet lui-même en ait conscience. Le sommeil est le moment privilégié pour le bruxisme. Les dommages se retrouvent au niveau de la structure de la dent elle-même qui est véritablement limée et fragilisée, avec des racines impactées parfois jusque dans les sinus du maxillaire supérieur, des dommages aussi au niveau de l’articulation de la mâchoire (ATM) que l’on constate souvent luxée, claquant, avec les ménisques mandibulaires abîmés. Le bruxisme est le générateur parfait de maux de tête, car le comportement est souvent nocturne et aggravé par les période de stress. Conjugué à ce tableau clinique, on retrouve souvent des cervicalgies récurrentes avec raideur du cou et un colonne en “bambou” c’est à dire raide.

2 - La génétique

la malocclusionCLASSE 1
Rapport harmonieux entre les maxillaires, incisives normalement placées
CLASSE 2
Vestibulo version des incisives supérieures et inférieures avec contact incisif.
CLASSE 3
Mandibule en avant, vestibulo versions des incisives supérieures



la malocclusion

CLASSE 2

Au niveau des incidences crâniennes, on considère que la fourchette postériure de la mandibule influence l’occiput, et que la fourchette supérieure influence l’ante et le post sphénoïde. Ce qui donne la localisation des maux de tête.